Référentiel du Label bas carbone

Cet arrêté présente le Label bas carbone qui pourra être obtenu en suivant le référentiel national
de labellisation carbone qu’il introduit.

Le référentiel est composé de 4 chapitres précisant le fonctionnement du Label et les règles encadrant la validation des Méthodes et des Projets, qui permettront des réductions d’émissions de GES. Il met ainsi en place un cadre transparent et cohérent avec d’autres outils d’incitation aux réductions d’émissions anthropiques de GES.

Le référentiel désigne les « crédit carbone » indifféremment comme une tonne de dioxyde de carbone équivalent dont l’émission a été réduite ou le carbone a été séquestré, et dont la vérification a été effectuée. Sont concernées les émissions anthropiques de GES, à l’exception de celles directement soumises au système d’échange de quotas d’émissions de l’Union Européenne : le Label ne reconnaît pas de réduction d’émissions pour les quantités de GES qui auraient donné lieu à la restitution d’un quota SEQE-UE si elles avaient été émises.

C’est la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC), qui est en charge d’instruire les demandes de validation des Méthodes et des Projets, de les enregistrer et de les publier. Elle garantit le bon fonctionnement du Label.

Développement et approbation des méthodes

Toute personne physique ou morale peut développer et soumettre, pour approbation, une méthode à la direction générale de l’énergie et du climat.

La méthode doit :

Une réunion du Groupe scientifique et technique est convoquée par la direction générale de l’énergie et du climat en amont de l’approbation d’une nouvelle méthode, ou d’une méthode révisée.

Par ailleurs, afin d’obtenir un retour d’expérience préliminaire, il est possible de développer des projets pilotes avant l’approbation d’un projet de méthode.

Labellisation des projets

La labellisation du projet est demandée par le porteur de projet ou un mandataire qui, dans un premier temps, notifie à l’autorité compétente son intention de demander le bénéfice du label pour un projet et ensuite adresse un dossier de demande de labellisation d’un projet comportant l’ensemble des pièces et informations prévues par la méthode approuvée applicable à la date de cette demande.

Le délai d’instruction de la demande de labellisation est de deux mois et ne court qu’à compter de la réception d’un dossier complet. La labellisation du projet intervient lorsque toutes les informations et pièces justificatives ont été validées par le service instructeur.

La durée maximale de validité d’un projet, en principe limitée à 30 ans, est fixée par la méthode.

La décision de labellisation est abrogée si :

Elle peut être également retirée par l’autorité compétente si elle constate :

En outre, le référentiel prévoit les différentes possibilités pour un porteur de projet de changer de mandataire.

Procédure de vérification, cessibilité, retrait et communication des crédits carbone

Afin de s’assurer de la véracité des crédits carbone notamment au regard des exigences de ce texte et de la méthode, le demandeur doit adresser à l’autorité compétente une demande de vérification des crédits carbone. Celui-ci doit choisir un auditeur, indépendant du porteur de projet et du mandataire, dans la liste fixée dans la méthode applicable à son projet ou répondant aux critères précis définis par elle.

La vérification effectuée par l’auditeur porte sur les éléments suivants :

L’auditeur rédige ensuite un rapport de vérification, indiquant notamment si les crédits carbone indiqués ont bien été effectués.

Chaque crédit carbone vérifié peut être cédé, sans limite par contrat de droit privé, jusqu’à son retrait. Le retrait d’un crédit carbone rend impossible sa cession ultérieure et fait du bénéficiaire retirant le crédit le bénéficiaire final.

Le retrait est l’étape lors de laquelle les crédits carbone sont utilisés par le bénéficiaire à des fins de contribution, compensation volontaire ou obligatoire, et rapportés comme tels dans son bilan annuel d’émissions de gaz à effet de serre et sa comptabilité annuelle.

Contrôles par l’administration

Durant la durée de validité du projet, et sans préjudice de la procédure de vérification des crédits carbone, le préfet de région compétent peut conduire des contrôles pour s’assurer de la conformité du projet aux règles du Label bas carbone.

En cas de fraude, d’inexactitude majeure, ou de refus du porteur de projet de se soumettre à un contrôle, le préfet de région compétent peut retirer au projet son label.

Pour en savoir plus, consultez l’arrêté du 5 septembre 2025 définissant le référentiel du Label bas carbone

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