Droit réel, droit d’occupation domaniale et conventions pour les ouvrages et les installations hydrauliques > 4 500 kW

Ce texte vient modifier les régimes d’exploitation de l’énergie hydraulique. Ainsi les installations hydrauliques > 4 500 kW ne sont plus soumises au régime des concessions mais relèvent d’un régime d’autorisation d’utilisation de l’énergie hydraulique.

Les ouvrages et installations concernés ne sont pas cédés et restent la propriété de l’État. Les contrats de concessions en vigueur sont résiliés à l’exception des contrats suivants :

Pour les ouvrages et installations faisant l’objet d’une résiliation, il est établi une convention précisant :

Conditions de résiliation des contrats de concession existants – Passage au « droit réel » et droit d’occupation domaniale

Les exploitants des ouvrages et des installations hydrauliques faisant l’objet d’un ou de plusieurs contrats de concession bénéficient désormais d’un « droit réel » et d’un droit d’occupation domaniale pour une durée limitée de 70 ans.

Les anciens concessionnaires bénéficient au titre du « droit réel » de :

Conditions de l’obtention du droit réel :

Exigences financières et comptables :

La transition du régime de concession vers le droit réel s’accompagne d’un mécanisme de compensation financière évalué par des experts indépendants. Sont précisés :

Procédure, calendrier et sanctions:

Un projet de convention est établi par les ministères de l’économie et de l’énergie. Cette convention précise :

L’industriel dispose de 2 mois pour formuler ses observations et signer. Ce délai est de 6 mois pour les exploitants de moins de 100 MW cumulés. Ce délai peut être prolongé de deux mois, à la demande du concessionnaire

Si l’industriel refuse les termes de cette convention, il perd l’exploitation. Le droit réel sera alors mis en concurrence via une procédure de sélection publique.

Les exploitants doivent fournir toutes les informations requises aux experts. Toute obstruction est passible d’une amende pouvant atteindre 20 000 euros par MW.
Régime transitoire : Pour assurer la continuité, l’exploitation des ouvrages est réputée autorisée (au titre de l’environnement) pour une durée maximale de 20 ans à compter de la résiliation, le temps d’obtenir les autorisations définitives.

Les concessions demeurent régies, jusqu’à leur résiliation, par les dispositions législatives qui leur étaient applicables avant l’entrée en vigueur de la présente loi.

Consultez la Loi n° 2026-554 du 29 juin 2026 visant à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique

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