Bruit nocturne et troubles du sommeil en Île-de-France : étude sur l’impact des infrastructures
L’étude Somnibruit, menée par l’ORS Île-de-France, Bruitparif et le centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu, révèle un lien significatif entre l’exposition au bruit nocturne et les troubles chroniques du sommeil en Île-de-France.
Les résultats obtenus montrent qu’en zone dense francilienne :
- Le bruit routier est la source majeure de nuisance : près de 8 millions de personnes sont exposés à des niveaux dépassant les 45 dB(A) recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, loin devant le bruit ferroviaire ou aérien.
- Environ 510 000 personnes sont concernées chaque année par un remboursement de médicaments pour troubles chroniques du sommeil.
- Une augmentation du niveau de bruit nocturne est associée à une augmentation significative du remboursement de médicaments pour lutter contre l’insomnie, et ce, quelle que soit la source de bruit.
- Chaque augmentation de 5 dB(A) du bruit nocturne accroît significativement le taux de patients traités, avec un impact plus marqué pour le bruit routier et récréatif.
Les zones défavorisées et les quartiers animés amplifient ces effets, soulignant l’urgence d’intégrer la réduction du bruit dans les politiques d’aménagement urbain.
L’étude préconise des mesures ciblées : isolation acoustique, réduction des vitesses et aménagement des espaces récréatifs nocturnes pour limiter les nuisances.
